NOS RACINES - Communauté de la Providence de Lisieux

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Communauté

Congrégation de la Providence de Lisieux
Nos racines

LA FONDATION

A quelle époque ?

Au XVIIème siècle, la pauvreté touche de nombreuses familles. Une partie de la population ne sait ni lire, ni écrire. La plupart des baptisés méconnait le contenu de la foi chrétienne. Instruire est une clé pour que l'homme prenne sa vie en main et sorte de la misère...

Quand les besoins deviennent des appels :

Dans la ligne des décisions du Concile de Trente, l'Eglise cherche à développer l'instruction populaire gratuite. En France, Jean-Baptiste de la Salle fonde les frères des écoles chrétiennes, plusieurs écoles sont ouvertes pour les garçons. Mais pour les filles, rares sont les écoles ! Or, apprendre aux filles à lire, à écrire, à compter est un besoin de cette époque.

Les fondateurs :

Quelques femmes se lancent dans l'aventure... Le Seigneur allume ce désir dans le coeur de Jeanne-Françoise et de Marie-Thérèse JOUEN, originaires de St Martin des Chesnées *. Elles commencent à instruire les filles de leur village. Monsieur Lange, vicaire général, avec l'appui de Léonore II de Matignon, Evêque de Lisieux, appellent Jeanne-Françoise et Marie-Thérèse JOUEN à venir à Lisieux.
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Aujourd'hui St Martin du Tilleul (Eure)


Les débuts à Lisieux :

Elles arrivent le 19 mars 1683, fête de la St Joseph, pour préparer les petites filles à la première communion. A la St Jean, 24 Juin 1683, elles louent une maison dans le quartier pauvre des Coutures. En Septembre 1683 elles ouvrent une école gratuite pour les petites filles.

Continuer la mission du Christ :

D'autres femmes les rejoignent, désireuses comme elles "de procurer la gloire de Notre Seigneur Jésus-Christ" et convaincues de l'utilité de l'instruction. Elles font la classe, le catéchisme, préparent les petites filles à la première communion, elles "visitent et médicamentent les pauvres malades". C'est-à-dire : soignent avec les moyens de l'époque (porter une tisane, faire une saignée). Elles essayent aussi d'apporter un soutien spirituel.

S'engager ensemble :

Après le décès de Jeanne-Françoise en 1689, sa soeur Marie-Thérèse, lui succède pour diriger l'association et en achever l'organisation... Un contrat d'association est établi entre les filles de la Providence "qui se promettent respectivement de vivre ensemble en société de filles séculières sans passer d'habit régulier, ni garder de clôture et s'engagent de faire leurs principales occupations d'instruire gratuitement les pauvres filles des villes et de la campagne et d'assister les malades, les soignant et les médicamentant. Elles se promettent de se servir et de s'entraider dans leur besoins et nécessités et mettent en commun leurs biens et les revenus de leur travail sans prétendre à rien autre chose que l'habit dont elles sont revêtues".



Eglise de St Martin des chesnées (Eure)


Rue des Petites Coutures (détruit en 1914-1918)









Approbation de l'association des filles de la Providence :

L'enquête nécessaire à la reconnaissance officielle de la nouvelle communauté étant favorable : le 28 Novembre 1699, Monseigneur Léonor II approuve le contrat d'association des soeurs et ratifie leur établissement dans son diocèse. La société des filles de la Providence est officiellement constituée.

Comme Jésus "Allons ailleurs, dans les bourgs voisins, porter la Bonne Nouvelle..."
Marc 1,38

En 1700 la jeune société compte trente membres. Grâce à la générosité des bienfaiteurs, des écoles sont ouvertes dans les quartiers pauvres de villes et dans les campagnes. Les premières "filles de la Providence" sont envoyées deux par deux, dans les nombreuses paroisses du Diocèse de Lisieux qui demandent des "Maîtresses charitables" et peuvent subvenir aux besoins matériels inhérents au fonctionnement de l'école pour les pauvres. Vers 1703 elles sont connues dans une quarantaine de paroisses.

Face à la pénurie, une initiative originale


Si les écoles, mises sous le patronage de l’Enfant-Jésus, se répandent dans les villages du Pays d’Auge, tous les besoins de la population sont loin d’être couverts. Or, Monseigneur de Matignon désire que tous ses diocésains puissent bénéficier de la formation et de l’instruction données par les filles de la Providence. Grâce à la générosité intarissable de Monseigneur de Matignon, il fut décidé en 1707, que neuf sœurs se chargeraient de l’instruction gratuite des enfants des pauvres, de trente-six paroisses. Chaque sœur resterait trois ans dans chaque paroisse, puis irait trois ans dans un autre village, et au bout de quatre ans reviendrait au lieu de leur premier apostolat.






Portrait de Mgr de Matignon.

Statuts et Règlements

Les années qui se se écoulées depuis les débuts, ont permis aux filles de la Providence de préciser peu à peu l'organisation qui convient à leur manière de vivre... Pour maintenir l'esprit et l'idéal des commencements et faciliter la vie des membres de la société qui se développe, Monseigneur de Matignon consigne par écrit la Règle sous laquelle devront vivre les filles de la Providence.
En mars 1705, il remet les "Statuts et Règlements". Source limpide et profonde à laquelle les filles de la Providence à travers les âges peuvent sans cesse se rafraîchir et venir puiser la vie intarissable surgie de l'Evangile.







Status et Règlements


Ouvrons les Statuts et Règlements de 1705

Le premier article donne note : "La fin de cet Institut est d'étendre le royaume de Jésus-Christ en travaillant par le moyen de l'instruction au salut des âmes".

Le deuxième chapitre traite de la charité, de l'humilité, de l'obéissance des soeurs. Ensuite un règlement précise la vie de la communauté, et des écoles, qui nous laissent entrevoir les conditions de vie des premières soeurs de la Providence qui ont à coeur de secourir les pauvres. Pour terminer le chapitre appelé "le miroir des filles de la Providence" qui sont 22 maximes sur lesquelles elles doivent régler leur vie. Un condensé d'une grande richesse !

La société des filles de la providence plantée à Lisieux en 1683 se développe malgré des épreuves qui contribueront à fortifier ses racines dans la confiance en la Providence, mais déjà tout est en germe dans ce temps de fondation !

Depuis 330 ans les besoins des pauvres et les appels du monde et de l'Eglise sont le terreau où elle s'enracine et continue d'incarner l'amour de Dieu qui s'est fait homme et vient toujours humblement et pauvrement vivre au milieu de nous.

Les fondations sont posées, les premiers ouvriers peuvent entrer dans la joie de leur Maître.

1693, Monsieur Lange, Vicaire général après avoir beaucoup œuvré pour les « écoles charitables », et fidèle protecteur de la Société, va rejoindre le Père, victime de l’épidémie qui entraîna la mort de trois à quatre mille personnes à Lisieux
Marie-Thérèse Jouen, appelée dès la naissance du projet, à travailler  à  cette mission,  a participé à élaborer  la forme de vie des « Maîtresses charitables ».  Elle décède en 1720.

Croissance de la Société de la Providence.

Selon la coutume de l’Ancien Régime, l’Evêque nomme Madame Frère pour succéder à Marie-Thérèse Jouen. Durant trente-sept ans, elle assumera la charge de Supérieure générale.  Les  sœurs qui constituent la Société sont issues de milieux modestes, celui des paysans des campagnes Normandes, de la Mayenne et de la petite bourgeoisie des villes du diocèse de Lisieux. Entre la fondation (1683) et la Révolution Française (1789) cent soixante sœurs sont entrées au noviciat. Un grand soin est apporté à la formation des novices, afin qu’elles soient en mesure d’assurer la mission qui leur sera confiée. Dans les postes de campagne, une sœur peut se trouver à la tête d’un effectif qui varie entre cinquante et soixante-dix fillettes de sept à onze ans.


Du temps et de la persévérance, pour obtenir une reconnaissance légale.

Monseigneur de Matignon avait tenté  en 1712, d’obtenir des « Lettres Patentes » pour donner une existence légale à la communauté. En 1723, son successeur Monseigneur de Brancas refait des démarches près du pouvoir royal, et les cinquante filles qui composent alors la communauté signent la supplique. A plusieurs reprises, Monseigneur de Condorcet réitère la demande, mais il faut attendre un décret de Napoléon 1 er en 1811 pour que la Providence de Lisieux soit enfin autorisée par l’Etat.


L’école gratuite, grâce à la charité des donateurs.

Aujourd’hui, il est peut-être utile de le rappeler c’est grâce aux dons des Evêques, des familles des Fondatrices et des sœurs, du clergé, des familles fortunées, et des communautés d’habitants que les écoles charitables pouvaient être ouvertes pour instruire gratuitement les enfants des familles pauvres. Le pensionnat de Lisieux qui donnait la même instruction aux filles de la bourgeoisie et de la petite noblesse était une source de revenus ainsi que la vente des travaux manuels et les aumônes.








Photo de classe - Villers-sur-Mer

L’Etat encourage l’école, mais ne finance pas !

L’Etat ne créait pas l’école, ne l’entretenait pas, mais il soutenait l’intervention de l’épiscopat et des chrétiens pour la fondation  et le fonctionnement des écoles. Le budget des petites écoles subit les répercussions de la situation financière désastreuse de la France après la mort de Louis XIV. L’état financier de la communauté tout en s’équilibrant se révèle moins prospère. A la veille de la Révolution Française, les filles de la Providence ne se sont pas enrichies, l’argent est employé pour donner une instruction gratuite aux enfants des campagnes.


La rude épreuve de la Révolution Française.

Comme toute association religieuse le 18 Août 1792, la Société des « Dames de la Providence » est déclarée dissoute. A partir du 20 Septembre 1792, après un inventaire dressé en présence du maire et des officiers municipaux de chaque commune, les petites écoles sont fermées. Les sœurs se dispersent. Dix-huit d’entre elles demeurent à Lisieux vivant dans la misère. En 1793, quatre sœurs sont emprisonnées jusqu’en Novembre 1794. L’Institut va-t-il périr dans  la tourmente de la Révolution ?

« Espérer contre toute espérance… »

En 1800, on constate que la situation religieuse s’améliore partout en France. La hiérarchie catholique est restaurée et les diocèses remodelés. Le diocèse de Lisieux est réparti entre ceux de Séez, Evreux, et Bayeux. Le 2 Avril 1802 Monseigneur Brault est nommé évêque de Bayeux. Dans la réorganisation des paroisses et des maisons religieuses, Monsieur de Créquy s’intéresse particulièrement aux « filles de la Providence » congrégation séculière diocésaine plus facilement autorisée par le gouvernement.




Rue du Bouteiller - A gauche le bâtiment de la Providence






Quand la vie renaît…

Au début de  1806, Madame Charlotte Delaunay  nommée Supérieure et une trentaine de ses Soeurs   reforment officiellement la Communauté de la Providence. Les soeurs s’installent dans une maison louée, grâce à la générosité des Lexoviens, Rue de Bouteiller à Lisieux. Quatre postulantes demandent à entrer au  Noviciat qui est réouvert.



La Providence officiellement autorisée.

Le 30 Septembre 1811, Napoléon signe le décret impérial d’approbation de la société séculière des filles de la Providence, qui forme le cadre juridique de la vie de l’Institut.

Au fil du temps : les Chapitres et plusieurs Supérieures…
   

En 1825, à la mort de Sœur Delaunay, les sœurs réunies en chapitre général nomment supérieure Sœur Marie-Françoise de Roy. En 1836, à 83 ans celle-ci voulut remettre le gouvernement de la maison à une plus jeune supérieure : Sœur Huchon qui meurt en 1839. Sœur Adélaïde Viel succède à cette dernière. Le nombre de sœurs augmente considérablement, surtout durant le supériorat de Sœur Saint Pacôme.


Les écoles, la priorité de l’abbé Frémont.

Monsieur l’abbé Frémont, supérieur ecclésiastique  de la Providence pendant quarante- deux ans met toute son énergie au service de la congrégation. Son principal souci est d’accroître le nombre des religieuses institutrices, de leur procurer une formation pédagogique solide, et de multiplier les écoles chrétiennes tenues par les sœurs. Pendant vingt ans, il fait des démarches près du Gouvernement, pour obtenir en 1859, l’ouverture d’une Ecole Normale d’institutrices, à Lisieux, dans les bâtiments de la Communauté. Il sollicite de son évêque l’autorisation de construire de nouveaux bâtiments.






L'ancien séminaire du diocèse de Lisieux





L'Abbé Frémont

Des failles dans les réformes de l’abbé Frémont :

Sous la direction de cet « envahissant » Supérieur, la Congrégation de la Providence subit une orientation un peu différente du passé, et devient presque exclusivement enseignante, le soin des malades, second service assuré par les sœurs dès la fondation, est quasiment laissé de côté. Oubliant la spiritualité des origines, l’abbé Frémont modifie  les Constitutions de 1705. La Règle de 1854 est un manuel de prescriptions, de recommandations ; l’abandon, la simplicité qui sont la base de la vie des filles de la Providence, n’y sont plus au premier plan. Monsieur l’abbé Frémont marqué par le courant du XIXème siècle, a certes contribué au développement des écoles, mais a-t-il perçu qu’il déviait de l’orientation  fondamentale des fondateurs ?


Quelques sœurs au service des malades sauvent la Congrégation.

Absorbées par les besoins grandissants des écoles, les sœurs de la Providence attachent moins d’importance aux soins des malades. En 1870, sur les quatre cents membres que compte la Congrégation une quinzaine seulement reçoivent cette obédience. A St Pierre /Dives, la Municipalité demanda à Sœur Sainte Célestine de soigner les soldats atteints d’une grave épidémie.  « Grâce à ses soins intelligents, et à sa charité, beaucoup revinrent à la vie ». Sur les vœux exprimés par la sœur, qui avait gagné l’estime et l’affection générale, la ville pour la remercier décida de fonder un hospice de vieillards dont la direction lui fut confiée en 1874.









L'hospice de Saint-Pierre-sur-Dives aujourd-hui

Des enseignantes qui n’ont plus le droit d’enseigner.

L’enseignement primaire devient « gratuit, obligatoire et laïque. » La laïcisation des écoles  commencée en 1881, s’accélère en 1886. Un décret exige la laïcisation du personnel de l’enseignement officiel et précise les conditions  d’ouverture des écoles « libres. » La Loi du 7 Juillet 1904 interdit l’enseignement aux membres des congrégations.
Un jugement du tribunal de Lisieux daté du 15 Mars 1905 supprime la congrégation, mais la présence des sœurs dans deux hospices sauve l’existence de la Congrégation. Comme Saint Paul,  à travers cet événement, nous constatons encore : «  Ce qui est faible, d’origine modeste, dans le monde, voilà ce que Dieu choisit pour couvrir de confusion ce qui est fort. » 1 Corinthiens 1,27


Se reconvertir….

En 1908, La Providence compte 360 Soeurs, mais le noviciat est fermé. Nombre de sœurs enseignantes vont préparer un diplôme d’Etat. En 1911, ouverture de la clinique du docteur Degrenne dans une aile de la communauté. Les locaux de la Providence, en 1914, sont transformés en hôpital militaire. En 1925, un foyer de jeunes travailleuses est créé, des écoles sont réouvertes.





L'ancien pensionnat converti en hopital militaire




La Communauté en ruines (1944)

Le débarquement des Alliés pour libérer la France en 1944.

Comme d’autres lieux, Lisieux est bombardé le 6 Juin 1944. Une grande partie de la ville, la Providence et d’autres communautés religieuses sont détruites. Mère Marguerite-Marie et dix-neuf sœurs périssent sous les décombres.
Dans la mémoire de la Congrégation demeure vivante ces paroles que Sœur Marguerite-Marie aimait à répéter : « Faites de l’éternel. »



La clé, unique vestige de la Communauté après le bombardement de 1944

Après la guerre, reconstruire, et se reconstruire…

Un peu plus tard, le « petit reste » des sœurs se regroupe, Sœur Marie de l’Assomption est élue supérieure générale, la Providence se réorganise et accueille des Novices. Après treize ans à la Chapelle au bois, à la sortie de Lisieux, la communauté déménage et habite la maison nouvellement construite au 17, Chemin de Rocques.



17, Chemin de Rocques


La Chapelle au Bois

Dans la diversité, former un seul Corps.

Des liens se tissent avec les sœurs de la Miséricorde de Rouen, du Sacré-Cœur d’Isigny/mer, de Saint Joseph de Rouen, pour aboutir entre 1961 et 1964,  à une fusion avec les sœurs de la Providence de Lisieux.



De la Normandie au Sénégal.

En réponse à l’appel du Pape Pie XII, à partager la foi, la Providence part en mission au Sénégal. En 1966, trois sœurs sont envoyées pour ouvrir un dispensaire et une école à Sokone. Depuis près de cinquante ans, nous voyons les Sénégalais prendre en mains la vie de leurs villages pour faire reculer la pauvreté. Dans ce pays à forte densité musulmane, l’Esprit-Saint fait naître une Eglise jeune et vivante.


Vatican II : un nouveau souffle.

Le Concile Vatican II impulsant un renouveau de l’Eglise dans le monde, les Instituts de vie religieuse ont été invités à  approfondir leurs origines et à reformuler, pour aujourd’hui, leur Règle de vie. Les Sœurs ont participé à la réflexion, et en 1983, le Chapitre a rédigé une nouvelle formulation de la Règle de vie des sœurs de la Providence de Lisieux qui a été approuvée par Monseigneur Badré, Evêque de Bayeux.


Des choix : Rester à Lisieux, et aménager une maison plus petite.
 

La maison mère  reconstruite après la guerre, devenant trop grande, après avoir acquis et restauré des locaux adaptés aux besoins actuels de la communauté, en 2004, nous déménageons au  4, C chemin de Rocques à Lisieux. C’est là que vivent les sœurs âgées ou malades, et que les sœurs des fraternités viennent fréquemment pour des rencontres communautaires.



la maison L. Dewilde

Depuis plus de deux mille ans, le Christ continue sa mission et y associe celles et ceux qui le suivent.


Au fil des siècles, les sœurs de la Providence ont œuvré pour l’annonce de l’Evangile, par l’instruction des enfants, le soin des malades, Dans la tourmente des événements de l’histoire de la France, à plusieurs reprises, la Congrégation a failli périr...  Ces moments difficiles, les sœurs les ont traversés, avec la population de Lisieux et des divers lieux d’implantations.  Eprouvées, voire anéanties, elles ont continué de croire en la vie, de servir inlassablement avec des moyens pauvres, en portant attention aux besoins des plus démunis. Avec le psalmiste, notre histoire proclame : « Dieu veille sur ceux qui mettent leur espoir en son amour. » Psaume 32
Compte-tenu de l’évolution de la société, des orientations de l’Eglise, de la vie  et des moyens limités de la Congrégation, mais sûres de la fidélité de Dieu, dans la confiance et l’abandon, aujourd’hui modestement en communauté,  par la prière, la présence, l’accueil, le service, afin que tout homme trouve le chemin de la Vie, les sœurs de la Providence participent, avec d’autres chrétiens, à la proposition de la foi.
A l’exemple de la Vierge Marie, de Saint Joseph, et des sœurs qui nous ont précédées, nous poursuivons la route en faisant confiance  au Père qui prend soin de ses enfants, en contemplant le Christ, et en laissant l’Esprit-Saint façonner notre vie par ces paroles : « Votre Père céleste sait de quoi vous avez besoin. Cherchez d’abord le Royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. Ne vous inquiétez donc pas du lendemain : demain s’inquiétera de lui-même. A chaque jour suffit sa peine. » Evangile selon St Matthieu 6,32-34

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